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 Annexe III. Bristol Cove et ses alentours

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MessageSujet: Annexe III. Bristol Cove et ses alentours   Sam 31 Mar - 23:36


   

BRISTOL COVE


 
The Mermaid Capital of the World

 
 
INDEX

1. Histoire de la ville
2. Démographie, Economie & Géographie
3. Faune de Bristol Cove
4. Ile de Mako


Bristol Cove est une ville fictive, elle est librement inspirée de diverses villes d'Alaska, notamment la ville de Kodiak pour l'histoire et la géographie.



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MessageSujet: Re: Annexe III. Bristol Cove et ses alentours   Mar 10 Avr - 17:06




HISTOIRE DE LA VILLE


Originellement, cette région était habitée par les Alutiiq depuis plus de 7000 ans. Ce peuple inuit avait un mode de vie traditionnel côtier, vivant principalement des ressources qu'offrait l'océan ainsi que des baies et l'élevage de rennes. Les premiers européens à s'y installer en 1763 furent les Russes. Ces colons étaient des chasseurs et des négociants en fourrure. Ils bâtirent la ville Kad’yak (Кадьяк) et elle devint rapidement la capitale de l'Alaska Russe, en y fondant des chambres de commerce et une église orthodoxe.

Leur commerce étant principalement basé sur la fourrure, ils commencèrent à chasser les loutres de mer, jusqu'à leur quasi-extinction, pour vendre leur peau. Considéré comme un animal sacré par les Alutiiq, cela entraîna des guerres entre les deux peuples. Les Alutiiq furent en grande partie massacrés et le reste des natifs furent réduits à l'esclavage pendant près de 150 ans.

Pendant cet épisode de guerre, Cungagnaq, un des chefs Alutiiq, en appela à Aipaloovik et Sedna, juste avant de se faire exécuter. Dans sa prière, il demanda au cruel Dieu de la mer et à la Déesse des monstres marins de venger son peuple et de déverser leur colère sur les colons qui oseraient s'aventurer près de ces côtes.

Les années qui suivirent furent compliquées pour les Russes. Leurs chasses en mer étaient infructueuses et de nombreux navires ne revenaient jamais de leurs expéditions, sans pouvoir en expliquer la cause. C'est en 1778, soit quinze ans après l'arrivée des colons Russes, que le navigateur anglais James Cook passa dans les eaux de la région. Il fut le premier à noter dans son journal la présence d'étranges créatures marines dont les cris rendaient ses hommes fous. Il ne s'attarda pas plus dans le coin, trop dangereux pour les marins.

Les Russes finirent par vendre l'Alaska aux Etats-Unis en 1867. La ville fut alors rebaptisée Bristol Cove, du nom de la baie qui l'entourait et elle devint un important centre de la pêche commerciale.

En 1868, une légende urbaine raconta que Philipp Scully, capitaine du bateau de pêche Walrus, aperçut lors d'une de ses expéditions une sirène. Il en tomba alors éperdument amoureux et la chercha dans toute la baie. Malheureusement, la créature était rentrée chez elle et elle ne fut jamais retrouvée. La ville se forgea alors la réputation de « Capitale du monde des Sirènes ». Cette histoire fait désormais partie du folklore local et a donné une identité à Bristol Cove. On y vient de tout l'Alaska pour participer au Mermaid Days Festival, qui célèbre cette légende.

Si la plupart des gens adore cette histoire et la voit simplement comme un mythe fictif, peu se doutent de son origine réelle. Malheureusement, la réalité est plus sanglante que la légende...





Journal de bord de T.H. Andersen
 
La rencontre.


   
18 mai 1868. Cela faisait deux jours que nous voguions dans la mer de Bering à bord du Walrus. Jusqu’à aujourd’hui, le poisson se faisait rare dans nos filets, et le capitaine Philipp Scully commençait à craindre le pire pour notre pêche. Ce fut en passant à proximité de la baie de Bristol que la mer se montra plus généreuse. Les colins, saumons et autres petites fritures sautaient à profusion dans nos filets. Mais les poissons ne furent pas notre unique rencontre. On avait commencé à l’entendre à des lieux de là mais le son se faisait de plus en plus puissant. C’était une douce mélodie dont nos oreilles avaient du mal à se passer. Lorsque nous en atteignions enfin la source, une jeune femme surgit des flots. Sa beauté n’avait aucun égal. Ses cheveux dansaient au fil des vagues et sa peau luisait au soleil. Tout l’équipage tomba sous le charme de cette ravissante créature qui venait nous saluer d’un geste gracieux de la main. Lorsqu’elle disparut de nouveau et que nous reprenions doucement nos esprits, nous réalisâmes que nous nous étions fortement rapprochés de la côte d'une île. Les matelots changèrent immédiatement de cap pour éviter le naufrage. Mais dans sa cabine, loin de tous ces problèmes, le capitaine n’était toujours pas redescendu de son petit nuage. Il était tombé éperdument amoureux de la femme des mers.
   

 
L'obsession.


   
26 mai 1868. De retour à Dillingham, le capitaine Scully avait changé. Son regard se perdait dans le vide et il ne parlait presque plus. Des jours durant, négligeant femme et enfants, il s’échina à reconstituer le trajet du navire pour retrouver l’endroit où sa bien aimée avait été aperçue. Il estima que sa position devait se situer près d’une crique de l'île magnétique. J'avais déjà ouïe dire que l'île était maudite. Certains avaient rapportés la présence d’êtres mystérieux mi-hommes mi-poissons qui déroutaient les navires et se délectaient de la chair de leurs hommes tombés à l'eau. La communauté de Bristol Cove qui faisait face à cette île vivait en paix avec ces créatures, évitant à tout prix de poser le pied sur leur territoire. Cependant, pour beaucoup, ce n'était que des légendes racontées par des vieux fous. Mais après ce que j'avais vu sur le Walrus, je ne pouvais plus guère remettre leur existence en doute.

Le jour suivant, le capitaine réunit de nouveau son équipage pour partir en quête de la femme-poisson. La majorité des marins refusèrent d’y retourner en voyant l’obsession qu’avait développée leur capitaine pour cette créature. Nous étions tout de même repartis en mer avec assez d’hommes en direction de l’île damnée. Nous avions attendu plusieurs heures amarrés à la petite baie, la fouillant de fond en comble, mais rien ne se passa. Jamais l’amour du capitaine ne fut retrouvée.

Fou de rage et anéanti par le chagrin, il s’en prit à certains de ses hommes qu’il tua avant de jeter par dessus bord. Tous étions terrifiés. Le capitaine avait complètement perdu l’esprit. Il remit le cap sur le continent, les yeux rouges de sang, bien décidé à accomplir sa vengeance envers la félonne.
   

 
La vengeance.


   
7 juin 1868. Au port de Dillingham, il quémanda une assemblée extraordinaire des capitaines de navires et de flottes. Il leur raconta l’histoire d’un peuple de créatures mi-hommes mi-poissons qui s’en prenaient aux marins leur volant leurs filets et leurs âmes. Parlant de sa dernière expédition près de l'île où plusieurs de ses hommes avaient perdu la vie, soi-disant, de la main de ces monstres, il parvint à semer la terreur dans leurs cœurs et les convainquit de mener l’assaut avec lui pour mettre fin à leur « règne de terreur ». Ni moi ni les marins du Walrus n'avaient osé dénoncer le capitaine de sa folie, et ce fut sans aucun doute notre plus grande erreur.

Suite à ce rassemblement, le capitaine ne réunit pas moins de 63 équipages de tout l'Alaska, voguant à sa suite dans les eaux froides de de la baie de Bristol, sous la lueur de la pleine lune. Armés de harpons et filets, ils encerclèrent l'île et massacrèrent ces magnifiques créatures de sang froid. Certains jurèrent que la lune était devenue rouge tant la couleur de l'eau se reflétait en elle. La baie était restée ensanglantée pendant des semaines et plus aucune créature des mers n'avait réapparu...

     



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MessageSujet: Re: Annexe III. Bristol Cove et ses alentours   Mar 10 Avr - 17:06




DEMOGRAPHIE & ECONOMIE


En 2018, on a recensé 6191 habitants à Bristol Cove. Il existe près de 1996 résidences, et 1361 familles qui habitent en ville.
L'Alaska est un espace multiculturel. A Bristol Cove, nous retrouvons 46.40% de blancs caucasiens, 0.69% d'afro-américains, 10.47% d'améridiens et 31.73% d'asiatiques.

La communauté amérindienne Alutiiq s'intégre dans ce nouvel environnement américain qui leur a rendu leur liberté. Bien qu'ils vivent et travaillent comme les européens, ils tentent malgré tout de conserver leurs anciennes traditions. On les retrouve souvent lors de diverses célébrations où ils présentent leurs danses et musiques traditionnelles.

L'économie de la ville se base en grande partie sur les recettes de la pêche commerciale. C'est l'entreprise Cornwall Seafood qui gère la majorité des bateaux de pêche et leurs récoltes. Mais de plus en plus, le tourisme se développe. L'Alaska est désormais prisé par les amateurs de voyages et d'aventures en plein air. La région attire aussi de nombreuses personnes qui souhaitent voir des orques ou baleines. Le commerce de fourrure et la chasse d'espèces en danger sont interdits depuis de nombreuses années maintenant.





GEOGRAPHIE


Bristol Cove est située sur la côte de la baie de Bristol au sud-ouest de l'Alaska. Au sud de la ville, la baie s'ouvre sur l'océan pacifique nord. La mer divise les terres grâce au canal de Cook qui traverse la ville pour rejoindre le lac de Mirror Lake dans la vallée de l'aigle. La communauté s'étend de part et d'autre du canal et relie les deux rives par un grand pont. La ville la plus proche est Dillingham, située à près de 120km à l'est, qui possède un aéroport.

La ville est composée de plusieurs quartiers. Waterfront s'étend sur les bords du canal et concentre essentiellement les activités de pêche industrielle. A l'est, il y a le centre-ville de Bristol Cove, un quartier assez jeune et dynamique. Encore un peu plus à l'est, c'est East End, le quartier populaire et familial. De l'autre côté du canal, c'est le quartier culturel de Mermaid Gardens qui s'étend sur cette rive. Il faut continuer un peu en dehors de la ville pour trouver l'université, l'institut marin ou encore la base militaire. L'extrémité sud-est est appelée Kissing Point, et c'est à sa pointe sur ses falaises que s'élève le phare.

Tout le nord de la ville est entouré par la nature. Les collines de Twin Hills surplombent Bristol Cove avec leur végétation luxuriante. Windfall Hill et ses éoliennes fournissent la majorité de l'électricité à la ville. De l'autre coté des collines, il y a la vallée de l'aigle, son magnifique lac Mirror lake qui relie le canal et la rivière de l'aigle et le glacier Kodiak.



Carte de Bristol Cove:
 


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MessageSujet: Re: Annexe III. Bristol Cove et ses alentours   Mar 10 Avr - 17:07




FAUNE DE BRISTOL COVE


Il existe une grande variété d'animaux en Alaska, et le plus populaire est sans aucun doute l'ours. Trois espèces se partagent le grand Etat d'Amérique mais c'est l'ours Kodiak, une sous-espèce d'ours brun, que l'on retrouve le plus dans les environs de Bristol Cove, et notamment dans la vallée de l'aigle. Parmi les autres prédateurs, on retrouve également des loups et des renards. Ceux-ci évitent les territoires des ours et peuplent généralement les collines de Twin Hills et plus rarement, Windfall Hill.

De grands herbivores parcourent aussi la vallée et les collines des alentours, et plus particulièrement des caribous et des rennes. Plus craintives, mais aussi plus discrètes, les grandes chèvres des montagnes cachent leurs belles toisons blanches dans les hautes altitudes des glaciers. De plus petits mammifères peuvent aussi être aperçus également, comme les marmottes à Twin Hills et les castors qui bâtissent de nombreux barrages le long de la rivière de l'aigle.

Chez les oiseaux également, la diversité est de mise. Nous retrouvons évidemment le symbole des Etats-Unis: l'aigle pygargue à tête blanche, qui survole souvent la vallée à qui il a donné son nom. Près du lac se rencontrent les oies et canards. Dans les forêts des collines, il est aussi possible d'apercevoir de nombreuses chouettes et hiboux.

Le monde marin est aussi très diversifié à Bristol Cove. Le long des côtes, il n'est pas rare de tomber sur des phoques. Il existe beaucoup d'espèces qui vivent en Alaska mais le phoque commun est le plus présent près de la ville. Avec un peu plus de chance, il est même possible de voir des morses. Vers Kissing Point, au pied du phare, ce sont surtout les otaries de Steller qui se prélassent sur les rochers. Un peu plus loin de la côte, dans les forêts de kelps, les loutres de mer flottent en groupe à la surface et y chassent leur pêché mignon, les oursins.

Dans le grand océan Pacifique, les reines sont les baleines. C'est durant l'été que les baleines à bosse et les baleines bleues migrent dans les eaux rafraîchissantes de l'Alaska. Mais rassurez-vous, le reste de l'année n'est pas en reste, puisque les bélugas, orques et autres dauphins y vivent presque continuellement.

Les eaux de l'Alaska sont foisonnantes de poissons. Les plus pêchés et consommés sont bien évidemment les saumons, et plus particulièrement le sockeye ou saumon rouge. Cette espèce se retrouve aussi dans la rivière de l'Aigle quand la saison de reproduction a lieu. Les adultes y meurent après avoir pondu et les juvéniles y restent jusqu'à ce qu'ils soient près à migrer vers l'Océan. On retrouve aussi des merlus et flétans en grande quantité. Chez les grands poissons, on retrouve le requin-saumon qui chasse principalement les spécimens de l'espèce qui lui a donné son nom. Plus en profondeur se cache le requin dormeur du Pacifique, surtout charognard, qui s'attaque aux cadavres et carcasses de baleines.

Concernant les autres espèces, les forêts de kelps regorgent d'oursins qui se nourrissent de ces grandes algues. On pourra également admirer diverses crevettes, surtout autour des cheminées hydrothermales dont la biodiversité est comparable à celle de la forêt amazonienne! L'espèce la plus connue et impressionnante de crabe est le crabe royal, grande spécialité culinaire de la région.

Dans les grandes profondeurs du détroit de Béring, des coraux fleurissent sur le sol, aussi divers que ceux des récifs tropicaux, bien que moins colorés. Certains sont très âgés et abritent de nombreuses formes de vie, comme des ophiures (sortes d'étoiles de mer) et beaucoup de poissons.




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MessageSujet: Re: Annexe III. Bristol Cove et ses alentours   Ven 20 Avr - 9:15




MAKO ISLAND


Il y a bien longtemps de cela, dans des temps immémoriaux, une météorite rentra en fusion dans l’atmosphère terrestre. Des débris vinrent alors s’écraser dans les eaux côtières de l’actuel Alaska. Ils furent bientôt ensevelis sous de la roche magmatique lorsqu’un volcan décida de s’élever à ce même endroit. L’île qui se forma recouvra alors à jamais le secret de son origine extra-terrestre.

Durant son voyage dans la baie en 1778, le célèbre navigateur anglais James Cook se rendit compte des incroyables propriétés magnétiques de l’île lorsque sa boussole perdit complètement le nord. Cependant, personne ne parvînt jamais à établir la source de ce magnétisme si particulier. Mais ses instruments ne furent pas les seuls à être désorientés. James Cook reporta pour la première fois la présence de créatures étranges dans ces eaux dont les cris rendaient ses hommes fous.

L’île et ses eaux alentours furent longtemps été évitées par les marins, notamment à cause de la mauvaise réputation qu’on lui collait. Puis un jour, les hommes cessèrent d’y croire et s’y aventurèrent en quête de poisson frais.

La grotte de l’île de Mako a pendant de nombreux siècles été le refuge et lieu de rassemblement privilégié de sirènes. Lorsque l’île fut abandonnée du peuple marin, suite au génocide, les hommes purent enfin y mettre un pied et commencer à l’explorer. Ils y découvrirent une nature encore intacte et préservée de toute nuisance humaine.

L’île de Mako a une superficie de près de 50km2. Un volcan s’y dresse fièrement et sa roche basaltique très fertile a permis la prolifération d’une grande variété de végétaux. La grande majorité du territoire est couverte par la forêt, qui a été déclarée réserve naturelle protégée en 1942. On y trouve également quelques ruisseaux et petits lacs disséminés sur l’île. Au pied du volcan Mako, la cascade d’Endeavour, du nom du navire de James Cook, offre un merveilleux spectacle à ceux qui parviennent à la trouver.

La côte de l’île est très rocailleuse et sur la quasi totalité du territoire, elle prend forme de petites falaises et pentes abruptes, mise à part la plage de galets, seul endroit de l’île où il est possible d’accoster sans risque.


Carte de l'Océan:
 


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